Structure

L’Union des Sociétés Coopératives des Femmes de la Pêche et Assimilées de Côte d’Ivoire (USCOFEP-CI) a été créée en Janvier 2016 sous le numéro RSC : CI-ABJ-2016-B-04, ayant la forme d’union de sociétés coopératives avec conseil d’administration.

La Présidente de l’Union est actuellement Madame DION Somplehi Micheline.

L’Union compte 16 coopératives et 12 autres en cours de constitution réparties sur l’ensemble du territoire. Elle a pour objectif principal l’amélioration des conditions de vie et de travail de ses membres, en luttant contre la pauvreté et promouvoir l’autonomisation des femmes du secteur de la pêche artisanale.

Opérations de pêche artisanale

Au quotidien, les opérations de l’Union des femmes de la pêche connaissent le même procédé : acquisition, transformation, et distribution des produits halieutiques, nécessitant la disponibilité permanente et l’utilisation efficiente de ressources.

Ces opérations ou débarquements se font à partir des deux principaux ports du pays, que sont Abidjan et San Pedro, mais aussi quelques villes dont Sassandra, Grand Lahou, Fresco, Bouaflé, Kouhibli, etc.

La pêche artisanale contribue fortement à la sécurité alimentaire du pays. En effet, le poisson représente au moins 22% de l’apport en protéines de la population ivoirienne. Les besoins de la Côte d’Ivoire dépassent les 400.000 tonnes de poisson par an ; pour un tonnage effectif de moins de 170.000 tonnes l’an. Face à la rareté du poisson, l’approvisionnement de notre pays provient à hauteur de 60% de la pêche artisanale et 40% des importations de Mauritanie et du Sénégal (cartons de congelé).

Partenariats

L’Union des femmes de la pêche de Côte d’Ivoire est membre, partenaire et/ou affiliée à plusieurs organisations nationales et internationales, notamment : CAOPA, CAPE, CESE, ICSF, UNFMAMCI, FAO, UABIRA, EU, CSRP, WORLDFISH, AWFISHNET, PAIN POUR LE MONDE, SSNC, FES, PECHEUR DU MONDE, INADES FORMATION, CRO, SWAIMS ; mais aussi REJOPRAO, CSRP, FRAO, PRCM, CAPE, PPM, SSNC ; tout en contribuant au développement de la vision panafricaine de la pêche artisanale, elle collabore avec la Fédération des Pêcheurs artisans de l’Océan indien (FPAOI) et la Plateforme Maghrébine de la pêche artisanale.

Les femmes de l’USCOFEP-CI devant le débarcadère de Locodjro

L’USCOFEP-CI entretient des liens étroits avec les institutions de l’Union Européenne, en Belgique comme en Côte d’Ivoire. L’Union a participé à plusieurs reprises à des rencontres et débats à Bruxelles. C’est d’ailleurs une intervention au Parlement Européen le 15 juin 2016 de la Présidente de l’USCOFEP-CI qui a entraîné en mars 2018 la décision d’inclure dans le nouveau protocole relatif à la mise en œuvre de l’Accord de partenariat de pêche entre la Côte d’Ivoire et l’UE l’approvisionnement du marché local en “faux thon”, estimé en moyenne à 10 000 tonnes par an.

Contraintes et défis

L’USCOFEP-CI vit des cotisations de ses membres dont plusieurs sont difficilement à jour, en raison de la faiblesse de leur revenu grevé par la rareté du poisson et la pratique des prix prohibitifs. C’est cette réalité qui a motivé la décision d’octroi du don généreux de l’UE des 10.000 tonnes annuelles à l’Union des femmes.

Notre Union, depuis sa création s’est attelée à la mobilisation des femmes et associations de femmes, au prix de de nombreuses missions de visite et campagnes de sensibilisation, d’information et de formation des membres. Ceci a contribué à nettement améliorer les conditions de travail et la santé très précaire des travailleuses du poisson, notamment les transformatrices. Notre action continue pour une amélioration de ces conditions, même si le chemin est long, en Côte d’Ivoire comme dans les autres pays du continent. Les 3-4 juillet 2019, à Bruxelles, le Réseau des Acteurs Economiques et Sociaux Afrique-UE a, dans sa déclaration finale, réitéré sa préoccupation pour les femmes “travaillant dans les conditions les plus difficiles (pas d’accès à l’eau, pas d’accès à l’électricité, précarité de la santé).

Le sentiment d’abandon de ces femmes font grandir un sentiment d’abandon de la part des femmes travailleuses de poisson.

Unies dans l’action

C’est pour faire face à ces difficultés que l’USCOFEP-CI a été créée. L’Union permet aux femmes de partager leurs expériences et les défis auxquels elles font face dans leurs activités, pour mutualiser leurs forces de travail afin d’accroître leurs capacités de production, de transformation, de conservation, de commercialisation, et de négociation avec les autres agents économiques.

Le but: avancer ver l’autonomie et l’indépendance socio-économique des femmes de la pêche.